Un coucou rapide des îles Fiji !

Un petit coucou !

Eh oui, bien arrives aux Fiji il y a quelques jours, sous la pluie ! Mais le soleil arrive toujours a percer, voici donc quelques images de l’endroit ou nous crechons pour cette semaine : Maui Bay, sur la Coral COast de l’ile principale.

Snorkeling, kayak, ballades, photos, piscine, ou dodo. La belle vie.

Biensur pour ne pas gacher le reve, je n’ai pas mis de photos de notre troisieme roomate dont j’ai fait la connaissance cette aprem, jme suis dit qu’elle allait vous effrayer. C’est Madame l’Araignee Plus Grande Que Ma Main…. Mais j’ai demander a ce qu’on ne la tue pas puisqu’elle ne nous a rien fait de mal (ca m’empeche pas de regarder toutes les cinq minutes pour verifier qu’elle ait pas bouge…) Bref, a bientot pour de nouvelles photo 😉

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Mes derniers jours a Mulga Rocks Camp

Il y a six mois, je vous annoncais que j’etais engagee par EAMA, Energy and Minerals Australia, en tant que fieldie. Dans quelques jours, je finis mon contrat et m’en vais pour un tres long voyage en la compagnie de Lynden…

Mais revenons a EAMA. Revenons sur ces six mois en arriere. Revenons sur cette experience qui sera, surement, l’une des plus inoubliables…..

EAMA est une compagnie detenant un gros potentiel d’uranium par la lease de Mulga rocks camp qu’elle detient depuis quelques annees. Mulga Rocks Camp a ete decouvert en 1979 par une compagnie japonaise. Le cours de l’uranium s’effondrant dans les annees 90’s, les Jap’ abandonnent cette rente, laissant la voie libre jusqu’a ce qu’EAMA la reprenne.

Je ne vous ai que tres peu decrit en quoi consistait mon job. Alors pour faire simple : un fieldie est avant tout la pour aider les geologistes.

Je suis arrivee en fevrier alors qu’un programme de forage etait en cours. Il s’agit ici d’exploration, on ne fait qu’y forer des trous de maximum 100m de profondeurs, jusqu’a atteindre le « basement » (la, j’ai pas de traduction en francais, jsuis desolee). C’est avant le basement que vous trouvez le « lignite », un « soil » noir, qui contient en grande quantite de l’uranium.

Ma principale mission : analyser les echantillons de ces forages releves par mes autres collegues fieldies, grace a un outil appele Niton. Ca ressemble a un pistolet, mobile et portable, emettant des rayons x pour mettre en evidences l’uranium, mais pas seulement, il peut detecter toute sorte d’autres mineraux, metaux, comme l’or…. Ce fut ma principale mission, mais on m’a mobilise sur de nombreux autres projets pendant ces six mois comme relever les echantillons venant directement des forages dans le bush, assurer un peu de maintenance du camp, photographier les chiptrays de chaque hole fores depuis ces 4dernieres annees, faire de la maintenance de vehicule (verifier les niveaux, nettoyer les vehicules), retrouver des anciens terrains de prospection et zones de forage perdus et noyes sous le bush…

Pendant six mois, en moyenne 3semaines par mois, j’ai vecu dans ce camp a 314km a l’est de kalgoorlie qui est la plus grande ville et la seule proche du camp. Tout le reste qui nous separe n’est que du bush, et toute la faune qui va avec : kangooroo, emeus, dromadaires, dingos, chats sauvages, perroquets et oiseaux exotiques, plein de petites betes comme le thorny devil ou des goanna, plein de serpents, et plein d’araignees… Ce n’est pas aussi dangereux que certains endroits dans le monde, comme le Canada ou les Etats-Unis dont la faune peut-etre tres dangereuse si vous etes tout seul et que vous vous retrouvez nez a nez avec un ours brun, ou un puma. Mais tout de meme, on sent que la nature exerce pleinement ces droits ici, la chaleur en ete ou le froid en hiver ne sont pas vos amis, et on peut y faire parfois des rencontres moins sympa (comme un brown snake au coin du camp…) et nous ne sommes en aucun point invincibles et maitres de ces lieux. Du moins, tel est mon ressenti. Un sentiment d’excitation. Voila, c’est ca.

Chaque soir, le paysage est different, chaque soir le ciel est different, chaque soir un feu de camp brule au milieu des dongas (habitations type mobil-home/pre-fabriques) dans lesquelles nous vivons), chaque soir nous sommes impatients de connaitre le menu du diner conconcte par Lynden…

J’ai eu plein de « moments » sur ce camp. Un « moment » ? Comment je peux vous expliquer ce que j’appelle un « moment » ? Je crois que c’est tout simplement un instant ou je realise que l’experience que je vis, l’endroit ou je vis, et ce que je vois au quotidien, est fabuleux, sort de l’ordinaire, pour dire que c’est meme, extraordinaire. C’est une prise de conscience. Et je dois avouer qu’a ces moments-la, l’emotion monte et vous pique les yeux. Mais ca fait du bien, et j’ai adore ces instants.  Je n’en dirai pas plus, il y a des choses que je ne peux pas partager, et que je ne veux pas. Ces moments sont a moi… 🙂

Des photos en vrac, de Mulga Rocks et ses travailleurs !

Kalbarri, Kalbarri….

Kalbarri, Western Australia.

Enieme semaine de break. Alors, on va où cette fois ?? Les enfants, on change de cap, et on change de saison ! Direction l’été… et les gros pulls au placard ! Vive Kalbarri !

On aura quand meme gagne entre 5 et 7degres de plus dans la journee. Sachant que l’hiver en WA sera toujours meilleurs qu’un hiver francais… Il nous aura fallu parcourrir 1100km a l’aller et 1100km au retour en voiture de Kalgoorlie-Perth. Ca fait une trotte.

Lynden et Dave. 1ere etape : observer la vague...
Lynden et Dave. 1ere etape : observer la vague…

Nous passons dans « la grande ville de Geraldton » (j’exagere toujours un peu 😉  ) dont les alentours sont très beaux, avec de très grandes prairies verdoyantes et vallonnées, et vue sur l’océan a quelques kilomètres. Nous sommes arrives en fin de journée quelques heures avant le coucher du soleil. Le temps pour Lynden de passer un coup de fil a un ami vivant sur Geraldton même et je me trouvais 1heure après sur la plage les regardant surfer, puis regardant le soleil et ses rayons se coucher sur les vagues au loin. Un coucher de soleil sur l’océan, comme ça faisait longtemps !

C’est avec les yeux cernes que nous repartons le lendemain matin. Un conseil, évitez les caravan park en bord de route fréquentées par les gros camions… Bref, malgre notre fatigue, la route était vraiment sympa. Aux abord de Kalbarri a une centaine de kilometres, vous pouvez y apercevoir le célèbre Pink Lake. Ce n’est pas une blague, c’est un lac rose. Et c’était vraiment rose. La couleur resulte de l’effet d’une bacterie deja dans l’eau. Mais c’était vraiment rose quoi, c’est dingue… !

Murchison River illuminee
Murchison River illuminee

Kalbarri, c’est une petite ville où sentait bon l’été, les vacances scolaires, la crème solaire, les coup de soleil, les glaces au chocolat. A Kalbarri, les restaurants sont pleins, les fish’n’chips débordent de commandes, les enfants jouent dans le parc public a cote du pub pendant que les parents dégustent une bonne biere fraiche entre amis. A Kalbarri, il y a un surf spot qui s’appelle Jake Point et est the place to be pour les surfer. Les jours de houle, la vague est carrement impressionnante, dementielles, dangereuses, et se casse sur le reef juste a cote des surfers…

Pour une fois c'est pas Lindo...
Pour une fois c’est pas Lindo… C’est moi !

A Kalbarri, on peut faire du canoe kayak –et dans un canoe kayak rouge si on en a un comme Lindo- sur la Murchison River qui se jette directement dans l’océan. A Kalbarri, les falaises rouges offrent de magnifiques opportunités de photos au coucher du soleil. A Kalbarri National Park, ne manquez surtout pas de vous faire photographier devant la « Nature’s Window » avec en paysage les gorges rouges de la Murchison River. A Bremer Bay lors de mon dernier stint j’ai vu des dauphins surfer la vague– à Kalbarri, j’ai observé tous les jours du haut de la falaise des baleines tellement proches de la cote au point d’entendre leur echo recrachant le nuage d’eau au dessus de leur tête. Kalbarri, c’était vraiment ma semaine de vacances, un moment relaxant, un moment en tete-a-tete avec mon homme, attendu et nécessaire et où j’ai dépensé de l’argent, beaucoup d’argent… Et c’était TROP BIE N !

Un coucher de soleil a Jakes Point
Un coucher de soleil a Jakes Point

 

 

 

 

 

 

J’ai de plus, acheter un nouveau digital SLR, un Canon ! Une petite merveille. Le seul hic, c’est qu’il faut vraiment que j’apprenne a l’utiliser dans les trois semaines à venir. Pourquoi ?? PARCE QUE LE 9 AOUT,  JE PARS ME DORER LA PILLULE AUX FIJI PENDANTS DEUX SEMAINES ! Et continuerai à me la dorer durant les trois mois suivants, dans ce trip overseas que j’entreprends avec Lynden. A nous les iles du Pacifique, les cointrées lointaines ! Et à vous là-bas en France, je vous dis à très bientôt, et vous serre fort contre mon cœur en attendant de voir arriver les premiers jours de novembre…………

Bien à vous, toujours.

E.