Aloha ! (ou bonjour en hawaiien)

Hawaii ! Nous y sommes !

Sachez quand même que nous avons failli ne pas y arriver ! Haha

Je reviens à ce 24août à Nadi, capitale des Fidji, à ce moment précis où nous devions enregistrer nos bagages à l’aéroport, mentalement prêt à 100% à s’envoler pour Waikiki…

« Bula ! Passeports s’il vous plaît ? Oui, d’accord…Parfait… Vous avez vos billets retours également s’il vous plait ? »

« Pardon ? Euh.. non… Nous on revient pas aux Fidji madame … ? »

« Ah ! Et bien un billet attestant votre sortie du territoire américain peut-être… ? »

« Mmmmmmh, non plus ?! »

Pour quelqu’un qui a étudié dans le tourisme c’est loupé loool. Oui, quand on va aux Etats-Unis, non seulement il faut demander une attestation d’autorisation d’entrée sur le territoire (ESTA) mais il faut avoir acheté au préalable son billet retour sinon, on embarque pas sur l’avion !

Pour résumé, nous avons eu 2heures pour programmer 1mois de vacances, grâce à l’accès internet de l’aéroport et malgré les déceptions et grogneries de certains voyageurs qui auraient aimé, sans doute, consulter leur mail…

10mn avant la fermeture du comptoir d’enregistrement, le mois de vacances était bouclé, les billets d’avion réservés, les bagages en soute, et nous : en train de courir . Maintenant, place a une grosse nuit de dodo avant d’arriver au petit matin à Honolulu, avec un passage en prime sur les îles des Samoa vers 0h.

7h05 am. Arrivés ! Yaaaaaaay ! Même après une nuit extrêmement courte due aux va-et-vients des hotesses pour secourir une dame âgée derrière moi en plein malaise, j’ai le smile, et suis vraiment contente d’être là. Alors sayé ! Les USA hay !

Ouais, ben, pas de sourires, aimables comme une porte de prison, un mec qui se prend pour Superman avec un accent de Iron Man pour secourir la vieille (j’ai encore des fous rires rien qu’en y pensant. Demandez-moi de l’imiter la prochaine fois que vous me voyez, vous allez tomber par terre !), une escorte de flics à la descente de l’avion jusqu’aux douanes : même pas droit d’aller faire pipi en chemin…Lynden aura voulu essayer et ça a donné ça : « WHYYY IS THIS DOOR OPENED !!!! SHUUT- THIS- DOOR ! SHUUUUT- THIS-DOOOOOOOR ! » En vrai, ça donne des voix dans un haut-parleur qui crient, des flics qui courraient partout, vous voyez le scénario !) Le squetch parfait.

Le plus marrant, et maintenant, c’est de moi que vous rirez, c’est quand arrivé à l’hotel à Waikiki, la réceptionniste nous a dit qu’elle ne trouvait aucune chambre à mon nom. Là, j’ai arrêté de rigoler. Jusqu’à ce qu’elle nous dise que effectivement, j’avais bien réservé pour le 25aoüt comme je le voulais. C’était bien tenté, mais ce jour-là, à Waikiki, nous étions le 24août, contre toute attente, et ayant quitté les Fidji le 24aout au soir, il m’a fallu du temps pour comprendre le comment du pourquoi…

C’est à cause de cette maudite ligne de retour en arrière dans le temps…

Bref, retour dans le temps, retour au 24aout, gain d’une journée dans ma vie, j’aurais vécu l’année 2012 avec 366jours et non 365. J’ai quand même pris le temps de m’assurer  auprès de la réceptionniste que nous n’avions pas été les seuls touristes à faire ce genre d’erreur.

Comment aborder cette semaine hawaiienne d’un bon pied ? Waikiki. C’est génial. Ca vit, ça grouille de monde, avec une clientèle touristique jap’ à 95%, et bien sûr, plein de resto japonais : un régal ! Un soleil éclatant pendant les quelques jours passés sur Waikiki Beach. Des journées shopping, des journées glandages, un tableau acheté dans une galerie d’art sur Waikiki Beach, du bon temps. Lynden, de son côté, a sorti la planche de surf. Après tout, il aurait été bien fou de ne pas y mettre un pied : vous avez déjà vu Waikiki sans une planche de surf dans l’eau ? De quoi irriter la statut du Duke, dieu du surf !

Le Duke, dieu du surf, règne sur Waikiki Beach 😉

Puis nous avons pris possession d’un van pour conduire sur toute l’île d’Oahu avec la ferme intention de road-triper… Pour votre information, et cela surement du à l’époque hippie, il est interdit de camper à Hawaii, à moins d’avoir un permis de camping, et ce, de dormir dans une tente. Très frustrant. Finalement, on aura loué une chambre dans une auberge de backpackers à North Shore (le coin des surfers par excellence et connu dans le monde entier), autrefois demeure d’un feu surfer hawaiien renommé, ne me demandez pas qui… (Lynden vous dira !) Il a beaucoup plut à ce moment-là, et ne pouvions pas vraiment nager, ou snorkeler. Nous sommes allés visiter une grande exposition sur les cultures polynésiennes. Fidji, Vanuatu, Samoa, Polynésie française, Aotearoa (lenom Maori de la Nouvelle-Zélande) étaient représentés avec leur coutumes, traditions, villages reconstruits, spectacles, chants. Dernier jour : Pear Harbor et le mémorial de l’USS Arizona dont l’épave se trouve toujours au fond de la baie. A voir !

Instagram

Quelques images d’Hawaii, sous les nuages pour beaucoup…

Publicités

Fijian time !

Le 2 octobre dernier, je suis descendue de mon vol, impatiente de récupérer mes valises, impatiente d’entendre parler français partout autour de moi et surtout, impatiente de pouvoir parler français avec tout le monde.

Mes premiers mots sur le territoire français ? « Non !! Je vous ai dit que je ne cherchais pas de taxi ! »

Mon premier « repas » sur le territoire français ? Un pain au chocolat acheté à l’aéroport… Puis un éclair au chocolat à la gare Austerlitz à Paris, j’avoue ! « Attends, attends…Quoi ???! On comprend plus Estelle. T’es en France ? Vraiment revenue ?   »

Oui oui, revenue depuis plus d’un mois sur mon bon vieux continent européen et vais y rester encore quelques semaines. « Mais ton dernier post date des îles Fidji il y a trois mois, et après tout le monde a perdu ta trace. Bah dis-nous ! T’étais où ? T’as fait quoi ??»

«  Il y a trois mois, après mon dernier post… Où j’étais et ce que je faisais…»

[ flashback ]

Il y a 3mois on était... là.
Il y a 3mois on était… là.

« Ok ! Donc on doit t’imaginer les doigts de pieds en éventail dans ton hammac ? « 

Mmmh… Oui. C’est à peu près ça.

Mais non, allez. Il y a trois, après mon dernier post…. Lynden et moi nous apprêtions  à quitter Maui Palms aux Fiji et sa formidable équipe que Christine&Wayne, Vera et Tony forment. (Tellement de choses à dire sur eux !). Des embrassades, des photos souvenirs, des adresses mail et facebook échangées, des aurevoirs et non des adieux parce qu’il y a ce sentiment général qu’on se reverra très bientôt. Ces personnes rencontrées à Maui Palms, c’est le genre de rencontres qui ne s’oublient pas. Cette formidable semaine passée dans ce petit resort convivial aux 4villas exclusives sur le front de plage de la Coral Coast nous avait laissés rêveurs pour la suite de nos aventures fidjiennes, à un point vous n’avez pas idée…

Carte des Fiji, pour vous donner des repères dans notre voyage ;)
Carte des Fiji, pour vous donner des repères dans notre voyage 😉

Après avoir parcourue toute la Coral Coast jusqu’à Suva en voiture, effectivement, notre séjour prenait des airs d’aventure. Pour ma part, ce voyage en ferry à destination de Taveuni Island l’a vraiment été dans le sens où j’ai passé 18h de voyage malade et confinée dans ma cabine, et n’ai rien vu de toutes ces îles traversées, ni d’éventuels dauphins ou autres… Heureusement Lynden était là pour me raconter comment c’était, « dehors ».

Aaaah ! Taveuni Island, je n’ai jamais été aussi contente de voir cette île (en faite de voir la terre ferme) après ces innombrables heures de mer et une escale sur l’ile de Vanua Levu. Taveuni Island est différente de Viti Levu : moins moderne, plus rustique, plus entretenue tout en laissant le côté sauvage ressortir. Le staff de l’hotel vient nous réceptionner à l’arrivée et nous transporte à Tuvununu Lodge, une auberge de jeunesse nous servant de halte temporaire avant de reprendre la route et nous faire traverser la baie en bateau moteur pour rejoindre Maqai beach à Qamea Island…

Heeere wee gooo : Maqai Beach !
Heere wee gooo : Maqai Beach !

Maqai Beach à Qamea Island. Un resort niché entre 200m de plage au sable blanc et la jungle luxuriante. Notre hébergement ? Des tentes en toiles et armatures de fer avec un decky maintenant la tente en hauteur et non à même le sol. Si nous étions vraiment dans la forêt vierge, comme des naufragés sur une île abandonnée ? Honnêtement, nous étions une dizaine de personnes, assez pour faire le remake de la série Lost (nous avons appris quelques jours plus tard qu’il y avait un village de l’autre côté de l’île). Ce fut une semaine loin de la civilisation, à manger la cuisine locale d’ailleurs excellente à base de fruits tropicaux, manioc, poulet, poisson (je suis sûre que j’ai du perdre au moins 3kg en 1semaine tellement c’était sain) et à découvrir le sport local : ne rien faire. C’était un peu chiant au bout d’un moment. Surtout quand on a le dos du pied bien brulé par le caoutchouc des palmes de snorkeling datant de la semaine passée. Interdite de mer sinon à moi les infections tropicales. J’étais pas très tentée… Surtout quand j’ai vu ce que ça donnait sur Lynden encore deux semaines après (C’était pas très joli ce gros orteil de pied bien rouge …) Alors à Maquai beach, on a laissé le temps nous porter…

Another sunset from Qamea Island
Another sunset from Qamea Island

…et avons essayé d’échapper  aux soirées kava. Du moins Lynden a réussi mais moi j’ai du faire un passage obligé.

Le kava ? Qu’est-ce que c’est ? Alors là, je vais bien me marrer à vous l’expliquer. C’est leur boisson pour sociabiliser et qui à des effets disons… très endormants, qui ralentit votre organisme. Attendez… voilà, cliquez ici, c’est très bien résumé.

C’est d’abord une tradition : on apporte des sachets de kava acheté au marché lorsqu’on se rend au village voisin afin de le partager avec le chef de clan et ses proches, tous assis sur des lattes. On boit des bols « low tide » (marée basse = petite quantité) ou « high tide » (marée haute=grosse quantité). Vous voulez embêter votre mate ? Demandez au chef de remplir le bol high tide destiné à votre pote. Parce qu’entre nous, le kava, c’est pas super bon (voir pas du tout lol) et les Fidjiens  eux-même le reconnaissent. Le problème : c’est qu’ils peuvent en boire n’importe quand dans la journée, et plus seulement lors de rencontres entre villages voisins. A Maqai Beach, ça faisait la fête tous les soirs et qu’est-ce qu’ils buvaient ? DU KAVA ! A Suva quand nous sommes allés au bureau de la Goundar Shipping Services acheter nos tickets(compagnie maritime indienne du ferry Lomaiviti Princess pour aller à Taveuni Island), je me rappelle de ce secrétaire fixant son collègue la bouche béante, et ses petits yeux (très petits), complètement dans le coltar. J’ai vite compris quand son collègue est venu lui remplir le bol high tide de kava sur son bureau… (D’ailleurs c’était razia générale pour tous) C’est un fait, les fidjiens sont « très détendus ». « La minute fidjienne » n’est donc pas un mythe. Un conseil : ne soyez jamais trop pressés quand vous voyagez dans les îles du Pacifique 😉 Enfin, si vous y êtes, vous êtes surement en vacances donc avec du temps devant vous… Mais allez-y mollo, on s’habitue très vite 😉

Nos deux semaines fidjiennes s’achèvent. Temps de repartir à l’aéroport de Nandi… mais cette fois on prend l’avion hein !!?  

A little island offshore
A little island offshore

Profitez bien des photos des Fiji, et au prochain post, pour la deuxième étape de notre voyage. Vinaka (merci en fijien) et moce (aurevoir) Fijies Islands…. et… ALOHA HAWAII !